vendredi 18 mars 2016

De Ambérieu à Paris, jour 50 !

Là où je voudrais passer le week-end (en Lozère, dans cette maison-là).

Pardon, je cancoyotte avec 10h de retard !... Levée en même temps que Joachim, et une pauvre demie heure de sieste... Journée difficile...
C.

Moi ce serait là :-) En partie parce que je suis tellement crevée que l'idée de devoir faire une valise, prendre un train, et recommencer 36h plus tard dans l'autre sens me décourage complètement.

Une demi-heure de sieste, ma pauvre ! Le weekend va être bienvenu, Lozère ou pas.

M.

jeudi 17 mars 2016

De Ambérieu à Paris, jour 49.

Nos assiettes de ce midi.
La mienne : le soleil. Pour nos six mois (en octobre 2006 !), Jérome m'avait invitée à dîner chez lui. Je commençais à le connaître et savais qu'il allait se décarcasser en cuisine, donc j'avais voulu faire honneur à ses petits plats en arrivant avec deux assiettes comme celle-ci (il n'était pas très riche en vaisselle). Elles se sont très vite abîmées, mais n'ont plus bougé depuis les blessures du début.
Celle de Joachim : une assiette en métal que ma soeur M. m'a offerte pour mes huit ans, pour manger mes Chocapic du petit dej'. C'est dans cette assiette qu'un jour, par mégarde, j'ai renversé mon verre de jus de pamplemousse alors qu'elle était pleine de lait et de céréales. Le lait a immédiatement coagulé, ce qui a fait fait frémir les céréales qui, en se cognant contre le métal, ont fait un très court "chtic !" en se rassemblant les unes contre les autres, aussitôt emprisonnées par le lait coagulé. J'ai eu un haut le coeur, j'ai failli vomir sur la table !
C.

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(aah j'ai fait ça aussi, offrir de la vaisselle à un Aurélien démuni : les mugs Brubru, tu te rappelles ?)
Ce midi il n'y avait rien dans le frigo. Alors j'ai mangé comme un animal, une poignée d'amandes par-ci, un bout de fromage par-là, au gré de la faim et du besoin de délassement face au travail.
Mais quand même, vers 16h je me suis servi un petit bol de compote, ouf, j'ai sauvé la mise ! Ce bol, c'est moi qui l'ai fait à la poterie, il y a quelques années (c'est écrit dessous normalement, mais j'ai la flemme de me relever pour aller vérifier. 2010 ?).
De toutes ces années de poterie, il doit me rester environ cinq pièces. Quel soulagement quand certaines se sont cassées ! Mais pour d'autres j'ai été vraiment désolée... Celles qui restent, je les considère en sursis permanent.


M.

mercredi 16 mars 2016

De Ambérieu à Paris, jour 48.

Photo ratée mais mon appareil m'a annoncé qu'il n'avait plus de batterie juste après donc je n'ai pas pu en reprendre d'autres !
Humeur : ce matin, je me suis rendu compte à 8h23 qu'il n'y avait dans la matinée qu'un seul car pour Bourg-en-Bresse (et pas de trains), à 9h04. A ce moment-là, j'étais en chemise de nuit, Joachim n'était pas changé, pas habillé, il n'avait pas mangé. Bref, ça a été la course. Après, on a pris le car pendant 40 minutes et une fois à Bourg, j'ai marché, Joachim sur mon dos (15kg) pendant 20 minutes. Nous sommes finalement arrivés à la ludothèque où nous avons joué 1h20. Puis nous sommes repartis sous la pluie (lui sur mon dos) jusqu'à la gare où nous avons pris le train de 12h24.

Cet après-midi, je n'ai envie que de tisane, chaussons, biscuits et gros pull...

C.


Je découvre ton post en revenant du dehors avec exactement les mêmes envies.
Il ne pleut pas ici mais ça meule grave, j'ai troqué le jean qui me serrait pour un caleçon moelleux, enfilé mes grosses chaussettes, monté les chauffages ("les chauffeurs", dit Adèle) et je me suis préparé une tisane aux épices (ce n'est pas la météo en revanche qui m'a donné envie de douceurs, mais le resto où on a déjeuné, qui ne sert pas de chocolat avec son café, tsss).
J'ai du boulot donc je ne peux pas faire la sieste ou bouquiner, mais ce soir on mange des restes donc c'est au moins les vacances de cuisine / courses cet aprème.

M.

mardi 15 mars 2016

De Ambérieu à Paris, jour 47.

Au départ, mes parents avaient prévu de m'appeler Agathe. Sauf qu'ils ont acheté une maison de lotissement, modèle Agathe. Pas grave, se sont-ils dit. Sauf que tous les voisins parlaient d'eux en disant "les gens de l'Agathe au bout de la rue". Alors ils ont laissé tombé. Si j'avais été un garçon, j'aurais été Benjamin.
Mon prénom était celui de la meilleure copine de ma mère en primaire, c'est de là qu'est venue l'idée, ma mère fantasmait sur le fait que, comme elle, je puisse avoir de très longues nattes.

C.

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Pour moi, il a été question de "Véronique" - comme la soeur de ma mère. Il faudrait que je lui redemande comment ça s'est passé exactement, mais dans mon souvenir, ça s'est joué à pas grand-chose (une sage-femme qui entend mal et se trompe en écrivant mon prénom sur le bracelet de naissance, un truc dans le genre).
J'estime que je l'ai échappé belle. Véronique, non mais je te demande un peu...
(je ne sais plus non plus s'il y avait un prénom de garçon sélectionné au cas où ! Qu'est-ce que je suis ignorante, c'est dingue.)

M.

lundi 14 mars 2016

De Ambérieu à Paris, jour 46.


Dans ma tête au réveil (cette version-là précisément). J'ai découvert le clip à l'hôtel Résidence à Lyon en 1999 ou 2001, je ne sais plus trop. On venait d'accompagner ma soeur et mon cousin américain à l'aéroport, l'une partait en vacances dans la famille de l'autre. J'étais extrêmement jalouse et cafardeuse car j'adorais mon cousin et j'étais triste (il venait de passer trois semaines chez nous et je savais que je n'allais pas le revoir de sitôt).
On était partis de Normandie, arrêtés à l'aéroport à Paris, et nous avions continué jusqu'à Lyon pour voir ma grand-mère. Le soir, à l'hôtel, chaleur écrasante de l'été lyonnais, mon père et moi n'arrivions pas à dormir, fenêtre ouverte, on entendait les bruits du voisinage, et on avait allumé la télé, et vu ce clip.
C.


Il y a bientôt deux ans, on passait avec Aurélien une nuit dans un Ibis sans charme du Bordelais, au bord d'une nationale, pour le mariage de son associé. L'un des rares weekends qu'on ait passé sans Adèle, depuis sa naissance.
Je ne sais plus trop si c'était l'après-midi avant la fête, ou le lendemain matin avant de quitter l'hôtel, mais à un moment, claqués, on s'est mis devant la téloche et on a trouvé une émission genre top 50, où les clips des années 80-90 se succédaient.
Il y a eu celui-là. Je ne l'associe à rien de particulier, seulement à mon enfance, avant que les choses ne deviennent compliquées (certes plus intéressantes, mais quand même, ça ne s'est pas fait sans douleur). Et sans que je m'y attende, devant ce clip un peu mélancolique, les larmes se sont mises à couler. Je ne sais pas bien pourquoi ; j'ai l'impression que c'est parti de l'image du bandeau dans les cheveux de Jil Caplan, une coiffure que j'avais souvent à cette époque.
Je pensais que j'étais dans un état particulier, un peu désorientée d'être soudain délestée de mon bébé pour 48 heures. Mais en réécoutant le clip ce matin, j'ai de nouveau la gorge serrée... On ne se remet pas si facilement d'avoir quitté l'enfance :-)
M.

vendredi 11 mars 2016

De Paris à Ambérieu, jour 45.

Carnets
 
Quand j'étais ado, j'avais commencé un carnet où je notais des passages de livres qui m'avaient plu. Je l'ai relu ce matin (c'était pas long, je n'avais rempli que 5 ou 6 pages) et je suis frappée par le peu d'intérêt que ça a soulevé en moi. Peut-être parce que ces phrases, je les ai en les écrivant puis en les relisant totalement incorporées à ma personne, de sorte qu'aujourd'hui tout ce qui me vient face à elles, c'est "Oui, bon, et puis ...?"

J'ai retrouvé un autre carnet où à l'âge de 16 ans (j'avais eu l'intelligence de noter la date), j'avais fait le projet de consigner 50 vœux "maximum", précisais-je. Le développement personnel avant l'heure : c'est un article du Reader's Digest, que je lisais chez mes grands-parents, qui m'en avait donné l'idée. Un truc alléchant, du style "Comment être heureux dans votre vie". Bon je me suis arrêtée à 30 (c'est pas si facile, 50 rêves !). Ça m'a beaucoup amusée de voir lesquels j'avais réalisés depuis, ceux que j'avais totalement abandonnés, ceux que je continuais de poursuivre. Les maladroits, les nobles, les ridicules.

Il y en avait un autre où je notais mes rêves. Mais il est incroyablement ennuyeux à relire ! D'ailleurs il est possible que je m'en sois débarrassée depuis.

M.

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Enfant, j'adorais les petits carnets mais je ne savais pas trop quoi mettre dedans donc je les collectionnais pour les feuilleter vides.
J'en avais quand même remplis deux avec mon "autobiographie" (je racontais ma petite enfance à la troisième personne ! (j'avais huit ans à ce moment-là)). J'ai aussi eu des journaux intimes.

A l'adolescence, en fin de lycée, j'ai commencé à avoir des carnets de croquis.

Et puis au début de mes études, ça  a été l'explosion du carnet dans ma vie, je me suis mise à en avoir pour tout : un avec dedans tous les emballages de sucre de quand j'allais boire des cafés avec mes copines. Un dans lequel je collais chaque moi une photo d'identité de moi (pour me regarder vieillir disais-je). Un dans lequel je consignais toutes les pensées pensées ou les paroles lues ou entendues, dignes d'intérêt. Un dans lequel je recopiais tous les sms et messages vocaux laissés sur mon répondeur... Et d'autres mais moins investis.

Depuis, je n'en ai quasi plus et je le regrette, j'aimais bien !

Je trouve ton carnet des 50 rêves super intéressant et je regrette de ne pas me souvenir de quoi je rêvais plus jeune ! J'ai de vagues souvenirs mais rien de précis ! 'aimerais que tu me parles des 30 rêves de la jeune Milky.
Mon seul souvenir de rêve : vivre à Amasterdam, me déplacer à vélo, être créatrice de je ne savais pas quoi et travailler dans un studio super design avec d'autres créatifs.

C.

jeudi 10 mars 2016

De Paris à Ambérieu, jour 44.

Le masque-lapin rapporté du Sénégal. Mythologie sans grand intérêt, ou en tous cas le vendeur n'a pas su me faire rêver. (la touriste désenchantée dans toute sa splendeur !)
M.

Le mobile pour lequel j'ai eu un coup de foudre chez Habitat en 2004 (ou 2005 ?). Il me restait une vingtaine d'euros sur mon compte, je me dis "il me le faut mais je ne pourrai jamais me le payer !". Je regarde le prix : quinze euros ! Trop bien !
A Rennes, le soleil passait au travers des ronds rouges translucides et dessinait des ronds partout sur mes murs, mouvants si j'ouvrais la fenêtre (le vent faisait bouger le mobile). Aujourd'hui, il est au-dessus de notre lit, pas assez de lumière pour les ronds partout, mais je l'adore toujours autant.
C.