lundi 16 octobre 2017

De Ambérieu à Paris, saison 2 épisode 6

Je te présente mon cahier de bouffe ! Je le tiens depuis le 24 juin et je l'adore...




Chaque vendredi, jour où nous recevons notre panier, je pèse chaque légume reçu pour savoir de quoi notre semaine sera faite. Voici ce que nous avons reçu cette semaine. Le petit F entouré devant les épinards correspond au fait que ça y est, les épinards sont cuisinés, on n'en a plus.



Chaque vendredi soir, une fois Joachim couché, je me plonge dans mes nombreux livres de cuisine et je regarde ce qu'on va bien pouvoir préparer avec tous ces légumes... Comme nous faisons 14 repas à la maison par semaine, je dois trouver 14 idées. Je raffole de ce moment ! J'adore lire la liste de menus à Jérome une fois que j'ai terminé. Certains numéros sont barrés, ce sont les plats qui ont déjà été préparés et mangés. Nous choisissons en famille le dessert de la semaine, noté en haut de page.



En même temps que je trouve des idées de plats, je note en bas de page la liste des ingrédients que je ne suis pas sûre que nous ayons. Certains trucs sont barrés, ce sont les choses à ne pas acheter, après vérification.



Après chaque repas, je note sous la liste de légumes ce qu'on a choisi de manger, de la liste. Je fais un R devant le menu quand on a un reste. Je colorie le R une fois que le reste est mangé...

E.


Haha le choc des cultures ! Tu sais que je t'envie cette organisation. Chez moi ça ressemble plutôt à une série de toquades vaguement cadrées par le contenu du panier de l'Amap, et sérieusement contrariées par les papilles (ultra-emmerdantes) de mes deux A. Le reste du temps, je navigue à vue.
Leurs difficultés conjuguées à tous les deux me rendent chèvre et malheureusement gâchent une bonne partie de mon plaisir. En plus, avec moi ils ne sont pas gâtés car ce n'est pas tant la cuisine que des expériences culinaires que j'aime faire (du pain Essène, du levain de gingembre, des yaourts maison, des gâteaux arc-en-ciel). Et je ne sais pas pourquoi, mais moins ils aiment de trucs, plus j'ai une envie irrésistible de préparer des machins zarbis (ce qu'A prend pour une offense personnelle). Bref, nous sommes tous très malheureux, c'est formidable !

 Je n'ai pas de cahier dédié à la cuisine, tout ce que je note dans la vie est rassemblé sur le même support. A une époque où j'étais dans le creux de la vague question inspiration, je notais tous les jours ce qu'on avait dîné pour me donner des idées les soirs suivants. J'ai arrêté. Que l'inspiration vienne ou pas, j'ai remarqué qu'on finissait toujours par manger quelque chose (mais j'ai un peu honte parce que souvent ce qui se passe, c'est qu'Adèle mange ce que sa tante a préparé pour ses cousins). 

Le maximum d'organisation dont j'ai été capable : après le premier panier de l'amap, j'ai fait comme toi, j'ai compulsé mes livres de cuisine et j'ai noté quelques pistes. Mais pendant mon insomnie de la nuit qui a suivi, j'étais en boucle sur les fanes de fenouil et le confit de tomates, ça m'a gonflée, donc depuis je suis moins systématique. 
En-dessous, le rhubarbe curd dont j'ai noté vite fait la recette est un exemple de truc que j'ai hyper envie de cuisiner mais qui ne nourrit pas son homme (ni sa fille). (C'était hyper bon par ailleurs, dans le genre chelou)

Je termine sur une note encourageante avec un exemple de terrain d'entente qu'on a trouvé avec A : il aime bien quand je fais du pain ! (même s'il préférerait que je n'y colle pas sans arrêt - juste pour essayer, quoi - des herbes de Provence ou des graines quelconques ou une farine incongrue)

M.

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