vendredi 29 juillet 2016

De Paris à Ambérieu, jour 138.

Je n'avais pas du tout envie de dessiner, et je ne me suis pas vraiment donné les moyens de réussir quelque chose de satisfaisant... Mais voilà, c'est fait - c'est commis, devrais-je dire.
Et je me demande à quoi bon, quand je n'ai de plaisir ni dans l'intention, ni pendant la réalisation, ni en contemplant le résultat. Je ne peux même pas forcer l'admiration par ma persévérance, puisque je n'ai aucune régularité !
Alors pourquoi je m'accroche comme ça au dessin, que je n'aime pas et qui me le rend bien ? Pourquoi je ne me contente pas de ce que je sais faire et qui me procure une certaine satisfaction ?
M.

jeudi 28 juillet 2016

De Paris à Ambérieu, jour 137.

Programme du jour déjà écoulé :
8h30 : réveil
8h40 : croquettes pour le chat, lancement du café pour moi
8h50 : méditation
9h00 : café-glandouille dans le lit avec l'ordinateur
9h40 : montage vidéo
10h10 : visionnage du documentaire "Sucre, le doux mensonge"
10h40 : arrivée de mes neveux et de mon grand-père. Nous avons lu, regardé des photos, fait de la musique, chanté, et fabriqué un calendrier à 6-8 mains pour ma grand-mère toujours à la clinique (ci-dessous, extrait)
13h30 : arrivée de ma soeur, déjeuner Picard surgelés tous ensemble
14h25 : départ de tout ce petit monde. Je voudrais cancoyotter avant de me mettre au boulot, mais je fais d'abord un tour d'internet. Je prépare la mosaïque pour illustrer ce post.
15h : allez zou ! Au travail !



Prévisions pour les 8 heures restantes avant le coucher (à la louche) :
- 5 heures de travail
- 3 heures de courses, jardinage, montage vidéo, glandouille.
M.
Et le mien !
7h20 : réveil.
7h24 : réveil de Joachim et donc lever pour moi.
7h25 : préparation du p'tit dej', + p'tit dej'.
8h10 : change et habillement de Joachim.
8h25 : lecture pour Joachim de nombreuses pages du dictionnaire visuel.
8h45 : départ des J. pour la crèche et douche pour moi.
9h05 : travail en écoutant "ça va pas la tête" et "back to back" sur France Inter.
10h52 : recherche d'images d'enrouleurs de tuyaux d'arrosage sur internet et du coup, un peu de glandouille...
11h25 : remise au boulot.
12h00 : retour des J. (ils font un tour aux jeux après la cheucrè), préparation du déjeuner pour J., et vaisselle pour moi.
12h20 : Joachim couine pour que je vienne jouer avec lui et j'y vais.
12h25 : repas.
12h55 : change de couche, lecture d'un Popi et coucher de l'enfant pour la sieste.
13h10 : glandouille sur internet.
14h00 : tentative de sieste mais J. se met à me parler éducation.
14h45 : re-tentative de sieste.
15h13 : réveil de Joachim.
15h30 : lever, goûter de Joachim, change de couche, et trainassage tous les deux (étandage de linge, fabrication d'un calendrier pour compter combien de jours il reste avant que nous partions chez Papy et mamie...).
16h07 : départ pour le square Jean Jaurès avec un sac rempli de livres, dans l'idée de lire des histoires à Joachim tout en prenant l'air plutôt qu'en restant enfermés dans le salon.
17h00 : Joachim veut jouer aux jeux avec les autres enfants.
17h40 : il veut boire et manger, on rentre.
18h00 : comatage (je suis épuisée depuis deux/trois jours, je ne sais pas pourquoi ! Peut-être le fait de beaucoup dessiner (sauf aujourd'hui ou j'ai baissé le rythme...) ?
18h15 : J. prépare le dîner pendant que J. joue à faire couler du chocolat chaud dans son biberon à la machine à café. Et moi je m'épile les jambes à la pince à épiler (grand effet apaisant).
19h00 : dîner.
19h40 : préparation du bain + nettoyage d'une couche lavable pleine de caca + fabrication de liniment.
19h50 : je m'assieds devant cet ordinateur, je glandouille un peu puis je cancoyotte !



Prévisions pour les 2/3 heures restantes avant mon coucher :
- un quart d'heure de coucher de Joachim.
- une heure de glandouille.
- une demie heure de boulot ?



C.

ps : du coup, je te rajoute une photo ! Oui, c'est drôle comme coïncidence pour les calendriers ! Et je trouve le vôtre très beau et touchant !



mercredi 27 juillet 2016

De Paris à Ambérieu, jour 136.

Exemple de projet jamais terminé : le mobile de chambre d'enfant. J'ai cousu tous les nuages et toutes les montgolfières en feutrine (et j'ai déjà mis cent mille ans à faire ça), mais je ne me suis jamais collée à la partie menuiserie : un malheureux bloc de bois et deux pauvres baguettes pour accrocher le tout.
Je ne désespère pas : je terminerai peut-être un jour, quand je serai enceinte de nouveau !

M.




Ton projet est super beau.
Un projet à moi jamais terminé : ma tapisserie ! A l'école à Bruxelles, on devait s'inscrire dans une option, j'avais choisi tapisserie, et la prof m'avait demandé de faire un truc unissant tapisserie et illustration. J'avais donc choisi d'illustrer l'idée de "faire tapisserie dans une fête".
Je n'ai pas eu le temps de terminer avant la fin de l'année scolaire, mais la prof m'a fait promettre que je terminerai un jour, et j'ai promis. Or, ce projet ne m'intéresse plus, mais une promesse est une promesse... Et puis j'y ai investi tellement de temps, des heures et des heures de boulot ! Je ne sais pas quoi faire de ce truc, j'hésite à le mettre à la poubelle... En plus c'est hyper encombrant !
C.


mardi 26 juillet 2016

De Paris à Ambérieu, jour 134.

Parlons chiffres !

  • Blogs tenus : 3 (dont un audioblog en déshérence)
  • Blogs suivis : entre 30 et 35 (lecteurs du mien : ??? - je ne me fie pas un seul instant aux statistiques, qui drainent vraisemblablement beaucoup de robots spammeurs)
  • Amis Facebook : 90
  • Abonnés Twitter : 31 (abonnements : 80)
  • Abonnés Youtube : 8 (abonnements : 40 - je ne regarde pas tout, naturellement)
  • Pas d'Instagram, mais 5 comptes que je suis.
  • Pas de Tumblr, mais j'en visite deux ou trois sporadiquement.
  • Pas de Pinterest (enfin j'ai été forcée de m'abonner un jour pour voir un truc mais je n'y vais jamais).
  • Pas de Snapchat.

Finalement, tout ça reste à taille très humaine, ma foi !... (d'autant que certaines personnes, parmi ces chiffres, se retrouvent dans plusieurs catégories)
M.
  • Blogs tenus : 5 (dont un en déshérence).
  • Blogs suivis : une quarantaine, mais certains semblent abandonnés...
  • Amis Facebook : 187.
  • Twitter ne fait pas partie de ma vie.
  • Je n'ai pas de compte Youtube mais je suis deux comptes (le tien et celui de Benjamin Biolay !)
  • Pas d'Instagram, mais à peu près 15 comptes que je suis.
  • Pas de Tumblr mais j'en suis deux qui ne postent quasi jamais (genre deux fois par an).
    • Abonnés Pinterest : 535 (abonnements : 351).
    • Pas de Snapchat (et d'ailleurs je n'ai pas encore compris ce que c'était !)

J'avoue que des fois (de plus en plus souvent), j'hésite à tout arrêter, et à reprendre mon papier à lettres...
C.

ps : désolée pour la mise-en-page, tout est de la faute de Blogger !


lundi 25 juillet 2016

De Paris à Ambérieu, jour 133.

Rendez-vous calés ou à peu près pour cette semaine :
- médecin (pimp my thyroïde)
- coiffeur (pour élaguer)
- encombrants (chaise cassée)
- copine d'enfance (que je ne vois jamais ET qui est vaguement sur le chemin de la clinique)
- copine plus récente (et plus récemment devenue mère)
- Freecycle (la meuf m'a posé un lapin, on remet ça demain)

M.
Les miens :
- Déposer Joachim à la crèche tous les matins à la crèche à 9h00 et aller le chercher à 11h00 mais c'est un rendez-vous par procuration parce que sauf empêchement, c'est Jérome qui s'y colle.
- Je n'ai pas encore de rendez-vous fixé mais je dois appeler la dermato d'Ambérieu pour prendre rendez-vous pour observer mes grains de beauté.
- Et puis c'est tout en fait je crois ! Rien de prévu ! J'espère bosser aussi bien toute la semaine qu'aujourd'hui !
C.

vendredi 15 juillet 2016

De Paris à Ambérieu, jour 129.





(Extrait de la bédé Les Mutants, de Pauline Aubry.)
Quand j'ai cherché la réponse à cette question, la première chose qui m'est venue, c'est : "quand mon poids a commencé à devenir un problème" (souvenir de me peser pour m'amuser ou par désoeuvrement pendant mon enfance, et puis d'un coup, les chiffres qui montent, qui montent et qui ne redescendent plus, l'angoisse).
Mais en y réfléchissant un peu plus longtemps, je me suis souvenue que mes poils aussi étaient devenus un problème (je ne me rappelle pas ma première épilation des jambes, mais le truc juste avant, je pense que c'est ma mère qui me l'avait suggéré : la décoloration des poils des jambes chez l'esthéticienne. Je revois même comment j'étais habillée ce jour-là.)
Et puis d'autres trucs, bref, la réponse la plus juste, en fait, c'est : quand mon corps a commencé à devenir un problème. Ça me rend un peu triste - pas trop, c'est comme ça - mais j'aimerais vraiment aider Adèle à vivre son adolescence différemment... (je ne serai peut-être pas la mieux placée pour ! Et puis peut-être qu'elle restera bien dans sa peau, elle.)
M.

Je me retrouve dans ce que raconte la bande-dessinée, et dans ton témoignage aussi. J'ai bien réfléchi pour réussir à trouver le vrai truc qui montre à quel moment je suis entrée dans l'adolescence. Je pense que mon adolescence est arrivée tardivement, genre en quatrième, même si j'étais boutonneuse, réglée, poilue et malheureuse bien avant. Malheureuse parce que mal intégrée au collège (vu que moi j'étais encore une petite fille et que j'aurais préféré continuer à jouer plutôt que de devoir jouer à la grande alors que ça ne m'intéressait pas et que je faisais ça très mal) et j'étais très exclue et seule. Mais bref, ce qui a changé en quatrième, c'est que je me suis mise à ressentir que j'aurais préféré être une autre fille que moi, et j'enviais les filles qui gravitaient autour de moi : celles de ma classe, les copines de ma grande soeur (et ma grande soeur aussi d'ailleurs !), mes copines... J'aurais voulu être plus belle, mieux "arrangée" niveau look, plus sûre de moi, plus confiante, moins angoissée... Je dirais que l'adolescence est arrivée quand j'ai commencé à vouloir me cacher à tous points de vue, par peur de dire ou de faire ou de montrer une chose qui m'aurait fichue la honte, parce que j'avais le sentiment d'être complètement à côté de la plaque, de ne pas pouvoir assumer comment j'étais pour de vrai, et de ne pas savoir comment il fallait faire pour être normale.
Je n'ai pas peur de vivre l'adolescence de mon/ mes enfant(s) parce que j'ai l'impression de me souvenir assez précisément de ce qui m'a manqué à l'époque, de ce qu'on aurait pû faire pour me faire du bien. ce sera peut-être hyper dur et horrible mais j'aborde la question sereinement en tout cas !
C'était intéressant de se pencher sur cette question. Elle est bien comme ça tout du long cette bande-dessinée ?
C.


mercredi 13 juillet 2016

De Paris à Ambérieu, jour 128.

M.

Je ne me sens pas complètement dans le sujet mais il fallait que j'arrête de tergiverser alors je me suis dit "un petit bout de nature" et voilà. Une belle limace rencontrée dans la forêt en face de chez nous, derrière la gare.

C.

lundi 11 juillet 2016

De Paris à Ambérieu, jour 126.

Autopsie du bordel, fragment : la table.



Les ciseaux vont dans la cuisine, dans le pot à couverts qui se trouve à l'angle du plan de travail.
La barrette étoiles devrait être sur la commode dans la chambre d'Adèle.
La serviette de table mérite d'aller au sale.
Le vase dont j'ai retiré les fleurs fanées il y a au moins trois jours, au lave-vaisselle, comme le couteau.
Le plateau noir et blanc est censé être rangé à sa place, au-dessus du lave-vaisselle.
Les éléments de dînette et les aliments en plastique doivent retourner dans la cuisine d'Adèle.
La bouteille de vin reçue hier en cadeau va dans le compartiment extérieur gauche du meuble bleu.
La brosse à cheveux est censée être dans la salle de bains.
Le kit mains libres s'enroule et se range dans mon sac, ou se pose sur mon bureau.
Mon sac n'a pas de place très définie, mais il faudrait plutôt l'accrocher ici ou là (patère, dossier de chaise ou tout autre élément vaguement saillant).
Seul le dessous de plat en terre émaillée est à sa place - mais il faudrait le repousser contre le mur.

M.

Autopsie du bordel, fragment : l'entrée.

Le sac en patchwork qui traîne par terre dans la cuisine s'accroche au porte-manteau (c'est le sac de crèche).
Le sac à dos orange de Jérome va sous son bureau dans notre chambre.
Les chaussures qui traînent vont sur ou sous le meuble à chaussures (que Jérome a absolument tenu à fabriquer mais il pose quasi systématiquement ses chaussures à côté !).
Le journal de la Poste va sur le bureau de Jérome.
Le manteau et l'écharpe de Joachim vont sur son porte-manteau à droite.
Draisienne et trotinnette se tiennent bien droites contre le mur de droite.

(En fait, presque tout se range dans l'entrée, c'est désespérant, chaque chose est à 4,2 cm de sa vraie place, il suffirait d'un micro effort pour que ce soit rangé...)

C.

vendredi 8 juillet 2016

De Ambérieu à Paris, jour 125.


C'est le mouchoir que tu m'as renvoyé par la Poste après votre venue... C'est un mouchoir qui appartient à Jérome, et une des premières fois que je suis allée chez lui j'ai eu besoin de me moucher et il me l'a prêté. Je l'ai mis dans ma poche et quelques jours plus tard, j'étais chez mes parents et j'ai filé mon pantalon à laver à ma mère, qui y a trouvé ce mouchoir et l'a lavé, puis repassé et plié. Elle m'a demandé si c'était bien à moi, j'étais toute émue/émoustillée que ma mère trouve ce mouchoir de mec dans ma poche.
C.


Les premiers temps avec Aurélien, j'avais à la fois très envie de parler de lui à mes parents et en même temps ça me répugnait complètement (j'étais très très TRÈS pudique). Donc tous les moyens étaient bons pour parler de lui sans dire qu'il s'agissait de Lui ; j'avais "un pote" qui ceci ou que cela. Assez rapidement on s'est aperçus lui et moi que nos grand-parents paternels (qui habitaient en Picardie) se connaissaient : mon grand-père généraliste adressait des patients au sien, chirurgien neurologue, ainsi qu'à sa grand-mère, neuropsychiatre. L'aubaine ! Du coup j'ai pu parler de lui en long en large et en travers ET incognito.



M.

jeudi 7 juillet 2016

De Ambérieu à Paris, jour 124.

Cinq choses de rêve (à réaliser).

  • Étendre mon linge sur un fil dans un jardin très vert.
  • Avoir une maison pleine de vie, recevoir les amis de mes enfants en même temps que mes amis, attabler tout ce monde en même temps à la bonne franquette.
  • Cuisiner, dessiner (publier), écrire, jardiner, aider et aimer.
  • Faire des bouquets de fleurs de jardin et en mettre partout chez moi.
  • Peut-être apprendre à jouer du piano.
C.


Mais tu cuisines-dessines-écris-aides-aimes déjà !

  • Faire assez de vidéos pour être enfin à l'aise devant la caméra.
  • Avoir un deuxième enfant.
  • Prendre des cours de chant.
  • Construire un manège.
  • Plus de mer et/ou plus de sud ?
M.


mercredi 6 juillet 2016

De Ambérieu à Paris, jour 123.

Trois truc chouettes aujourd'hui :
  • Je réussis vachement mieux le FIL que la dernière fois et je suis complètement épatée !
  • J'ai préparé un gâteau aux prunes, recette qu'on n'avait jamais faite et il est super bon.
  • J'ai passé l'après-midi à fabriquer des décos de mariage avec ma copine Anne-Claire et on a bien rigolé.
Trois trucs pas chouettes aujourd'hui :
  • La montagne de vaisselle qui m'attend.
  • Les couches lavables encrassées que je ne parviens pas à décrasser (et ma machine qui est sale aussi, maintenant).
  • J'ai mes règles.

C.
Trois truc chouettes aujourd'hui :
  • J'ai suivi un atelier de yoga avec une prof que j'aime bien.
  • J'ai pu travailler plutôt bien avant qu'Adèle se réveille.
  • Un peu de quality time avec Aurélien.

Trois trucs pas chouettes aujourd'hui :
  • Je n'ai pas traduit autant qu'il fallait vu que je suis allée à la clinique l'après-midi.
  • Ma mère était pleine d'une énergie négative vraiment pénible.
  • Je me suis couchée trop tard (et Adèle ne dormait toujours pas...).
M.

lundi 4 juillet 2016

De Ambérieu à Paris, jour 121.

Phrases entendues aujourd'hui :

"Joachim va pas pleurer à la crèche parce que Maman est pas vraiment perdue."
"Joachim veut pas aller à la crèche !"
"Je préfère bien le prendre !" (dit en riant)
"Je suis une ancienne française naturalisée américaine et moi c'est sûr je vais voter Trump !"
"Tu penseras à prendre un citron vert et deux citrons jaunes ? C'est toujours pratique".
C.


" Elle a fait une désat' et y a le pansement de [incompréhensible] qui s'est mis à saigner, donc tu as des compresses là."
" Vous avez d'autres questions, au sujet de la trachéotomie ?"
"Pourquoi quand j'étais petite tu étais ma grande soeur ?"
"Elle voulait manger dans un restaurant où mangeait à une époque mais où on n'était pas allés depuis longtemps, et impossible d'avoir d'autres détails."
"J'ai assez de papa toute seule." 

M.