lundi 18 janvier 2016

De Ambérieu à Paris, jour 6.

Mes chaussures, je les ai depuis 2013. Je ne les ai pas achetées, elles m'ont été données par Y., un ami de Bourgogne. Nous revenions de nos vacances en Lozère et nous avions fait une halte chez lui/chez eux. Après le petit-déjeuner, il m'avait dit "ah, au fait, tu chausses bien du 42 ? J'ai des chaussures pour toi, que je ne mets pas, si tu les veux...". J'ai eu le coup de foudre. Longtemps, j'ai trouvé qu'elles me faisaient de grands pieds. Elles m'ont suivie toute ma grossesse, m'ont accompagnée au cinéma (avec le pull vert qui est devenu le doudou de J.), chez Pêle-Mêle. Elles sont venues avec moi à la maternité, elles ont connu les monitorings. Elles ont été licenciées avec moi, elles ont fait notre déménagement vers Ambérieu, elles connaissent le sol des chemins de l'Ain. Elles connaissent aussi le Cotentin, le Calvados, Paris.
C.


Les miennes datent de 2010 ou 2011. D'ailleurs elles commencent à être vraiment fatiguées, mais j'ai tellement horreur de faire du shopping que je repousse le moment d'en changer. Et puis, elles sont devenues plus confortables que des chaussons (tu m'étonnes, à force), alors je ne suis pas très motivée. Je détestais déjà ça, il y a 5 ou 6 ans, acheter des chaussures, mais je pense que les miennes prenaient l'eau donc il commençait à y avoir urgence. Je redescendais la butte Montmartre (où je donnais des cours de soutien à une jeune fille qui portait le même prénom que moi), je suis rentrée dans une boutique au pif, j'ai dit à la vendeuse : "Je déteste acheter des chaussures, ça, ça, ça j'aime pas, ça, ça j'aime bien, aidez-moi", elle m'a fait essayer deux ou trois modèles, en moins de dix minutes c'était bouclé.
Je ne sais plus si je les avais pour partir à la maternité en revanche !
M.

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